Mouvement Tradition Québec

Nous vous invitons à visiter régulièrement le site internet du Mouvement Tradition-Québec qui est l’un des rares sites canadiens-français à lutter pour la vraie restauration de notre nation : la restauration de toutes choses dans le Christ Jésus.

Trop de sites soi-disant nationalistes se trompent entièrement en promouvant une idée païenne de la nation canadienne-française qui n’a rien à voir avec l’âme de notre peuple.

Nos anciens ont écrit bien des choses qui valent la peine d’être relus pour bien comprendre que la vérité a en sa faveur toutes les armes nécessaires au combat de notre temps. Voici par exemple un article de l’abbé Bégin publié par le site de Tradition-Québec qui ne laisse aux protestants que la possibilité de retourner chez eux la queue entre les jambes.

Canada Fidèle

 

Les particularités du culte extérieur dans l’Eglise catholique

 

 

Pourquoi, disent les protestants, tout cet encens, ces lampes, ces cierges qui brûlent en plein jour, et qui se retrouvent si souvent auprès des images et des reliques ? Pourquoi l’eau bénite à l’entrée des églises catholiques ? N’est-ce pas là de la superstition, un reste d’idolâtrie échappé aux ruines du paganisme ?

Il semble que le protestantisme ne devrait jamais se permettre pareille objection, attendu qu’il est question de ces particularités du culte en beaucoup d’endroits de la Sainte Ecriture pour laquelle il affecte une profonde vénération. Mais ce n’est pas la première fois que l’erreur se contredit elle-même; l’inconséquence lui est presque naturelle.

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Mgr Louis-Nazaire Bégin, cardinal archevêque de Québec (1898-1925)

Ouvrons la Bible un instant. Dieu ordonne à Moïse de fabrique de l’encens, un parfum particulier destiné à brûler devant le tabernacle; il lui en indique la composition précise, jusque dans les moindres détails, et il défend d’en préparer de semblable pour les usages ordinaires.

D’après la loi mosaïque, les objets offerts en sacrifice étaient parsemés de résines odorantes. De même dans le temps de Jérusalem, on offrait caque jour, matin et soir, le sacrifice de l’encens.

L’Apocalypse nous montre un ange se tenant avec un encensoir d’or devant l’autel qui est près du trône de Dieu; une grande quantité de parfums lui est donnée et la fumée de l’encens, composée des prières des saints, s’élève devant le Très-Haut. Jésus vient d’apparaître au milieu des hommes; les mages, accourus de l’Orient pour lui offrir le tribut de leurs adorations, lui présentent de l’encens. – L’évangile fait l’éloge de la femme pécheresse qui, étant venue trouver Notre-Seigneur dans la maison du pharisien, lui baise les pieds et les oint de parfums précieux.

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L’homme est de glace aux vérités; il est de feu pour les mensonges

 

statuaire

 

Un bloc de marbre était si beau
Qu’un statuaire en fit l’emplette.
« Qu’en fera, dit-il, mon ciseau ?
Sera-t-il dieu, table ou cuvette ?

Il sera dieu : même si je veux
Qu’il ait en sa main un tonnerre.
Tremblez, humains! faites des vœux :
Voilà le maître de la terre. »

L’artisan exprima si bien
Le caractère de l’idole,
Qu’on trouva qu’il ne manquait rien
A Jupiter que la parole.

Même l’on dit que l’ouvrier
Eut à peine achevé l’image,
Qu’on le vit frémir le premier,
Et redouter son propre ouvrage.

A la faiblesse du sculpteur
Le poète autrefois n’en dut guère
Des dieux dont il fut l’inventeur
Craignant la haine et la colère.

Il était enfant en ceci ;
Les enfants n’ont l’âme occupée
Que du continuel souci
Qu’on ne fâche point leur poupée.

Le coeur suit aisément l’esprit :
De cette source est descendue
L’erreur païenne, qui se vit
Chez tant de peuples répandue.

Ils embrassaient violemment
Les intérêts de leur chimère :
Pygmalion devint amant
De la Vénus dont il fut père.

Chacun tourne en réalités,
Autant qu’il peut, ses propres songes :
L’homme est de glace aux vérités ;
Il est de feu pour les mensonges.

Jean de La Fontaine, Fables