Bien essayé, M. McCall!

Suite à la parution d’un article de Brian McCall, publié dans le journal Catholic Family News, article pouvant déstabiliser certaines âmes, nous voulons donner quelques éléments de réponse. Car cet écrit n’est en fait rien d’autres qu’une nouvelle tentative de détourner le débat sur un aspect secondaire de la bataille qui fait rage dans l’Église, à savoir l’unité des troupes, sans considération pour la vérité et la Foi.

Bien sûr, nous nous adressons aux âmes de bonne volonté, car nous savons bien que certaines personnes sont à l’affût de tels argumentaires pour discréditer les prêtres qui ont cru devoir quitter la Fraternité Saint-Pie X ces dernières années, et que, en réalité, ces gens ne se soucient nullement de la vérité, mais uniquement de défendre le parti. Parmi ceux-ci, citons-en quelques-uns qui ont cru bon de dire : « Nous serons toujours avec la FSSPX, même s’il reste deux prêtres dans la Fraternité. » Ou encore : « Nos seuls interlocuteurs seront toujours les prêtres qui appartiennent à la FSSPX, et aucun autre ». Leur expliquant qu’on pouvait certes affirmer vouloir toujours se trouver avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, puisqu’il est l’unique nécessaire (unum necessarium), mais qu’il était extrêmement dangereux, en particulier dans le temps de tromperie dans lequel nous vivons, de prendre la décision de suivre tel homme ou tel groupe peu importe où il nous conduira, ils se trouvèrent bouche-bée et essayèrent d’expliquer que ce n’était pas réellement ce qu’ils avaient voulu dire… Mais ce qui était dit était dit… Ce n’est pas à ce type de personnage que nous nous adressons dans cet article. À ceux donc qui sont de bonne volonté et sont disposés à considérer les choses telles qu’elles sont et non pas telles qu’ils voudraient qu’elles soient, ces quelques mots.

L’argumentation de M. McCall pourrait se comprendre si on était en train de jouer une partie d’échec ou de faire un tir à la corde avec la Rome apostate, comme le disait un certain supérieur de district en 2017 : « C’est un vrai tir à la corde, mais, petit à petit, la Tradition retrouve ses droits à Rome. » Alors oui, dans ce cas, il conviendrait de conserver l’unité la plus totale entre nous et de taire nos divisions, le plus important étant uniquement d’avoir le plus de viande possible de notre côté de la corde.

L’argumentaire de M. McCall se comprendrait également si nous étions dans le champ de la diplomatie, celui qui est le plus malin étant celui qui pourra remporter la victoire… Mais en est-il vraiment ainsi?

Nous commencerons donc par corriger certaines erreurs de M. McCall, espérant qu’elles sont erreurs et non pas tromperies, puis nous jouerons au même jeu que lui, c’est-à-dire que nous émettrons à notre tour quelques hypothèses.

Canada Fidèle

 

 

M. McCall, prenez-vous vos lecteurs pour des quilles?

Nous supposerons pour commencer que M. McCall a raison, et que nous sommes dans un tir à la corde avec la Rome moderniste. M. McCall a bien de quoi se désoler : cinquante ans après sa fondation, la Fraternité Saint-Pie-X n’a que 637 prêtres, alors qu’elle pourrait en compter 1800! N’est-il pas dommage que la FSSPX soit restée si petite? David est si petit qu’il ne peut pas même porter son armure devant le gros Goliath!

Nous comprenons le désarroi de M. McCall. Mais a-t-il le droit pour autant de nous offrir une version faussée ce qui s’est passé depuis 2011, où Mgr Fellay serait en fait innocent de tout crime?

 

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Brian McCall, Catholic Family News

Pas de fumée sans feu

M. McCall commence son article en constatant que depuis 2011, on trouve sur internet et dans les médias « mainstream » de très nombreuses déclarations selon lesquelles Mgr Fellay serait prêt à signer un accord avec Rome. Bien, ceci est indéniable pour quiconque se tient un tant soit peu informé. Peut-être serait-il bon pour commencer de rappeler à M. McCall le vieux proverbe comme quoi « il n’y a pas de fumée sans feu »? En effet, il n’y pas à chercher très loin pour découvrir où cette succession « sans fin » d’articles prend sa source. Il suffit d’écouter les déclarations de Mgr Fellay ces dernières années, que M. McCall innocente à la légère dans son article, pour se rendre compte qu’incendie il y a dans le navire. N’est-ce pas Mgr Fellay lui-même qui a déclaré « qu’il ne manque plus que le tampon », que « Rome nous donne tout ce que nous voulons », et autres choses de ce genre, tout au long de la seconde moitié de son supériorat? Mais passons sur ce point.

Un déni de la réalité

M. McCall continue ensuite en disant « qu’à l’automne 2017, Mgr Fellay et la Fraternité Saint-Pie X sont encore dans la même situation canonique à l’égard de Rome [qu’en 2011]». Well, M. McCall, permettez-nous de vous dire qu’un prêtre ordonné en 2011 dans ladite Fraternité entendait les confessions en raison de l’état de nécessité dans lequel se trouvaient les fidèles catholiques, et non pas sous la «juridiction» ordinaire d’un des pires apostats que l’histoire de l’Église ait vus, qui ne cesse de scandaliser quotidiennement l’Église catholique. De même, un prêtre ordonné en 2011 célébrait les mariages en raison de la nécessité dans laquelle se trouvaient les fidèles catholiques.

Aujourd’hui, en 2018, si ce prêtre fait toujours partie de la FSSPX, il entendra les confessions et célèbrera les mariage en invoquant l’autorité de François. Rien n’a donc changé sur le papier, mais bien des choses ont changé dans les faits. M. McCall est donc bien installé dans la caricature lorsqu’il déclare que « durant ces années où l’on prédisait le compromis, un certain nombre de prêtres et de fidèles ont quitté le navire de façon préventive, décidant qu’une rupture avec la FSSPX était nécessaire avant même que le compromis prévu n’arrive. »

Nous sommes bien d’accord qu’il y a des degrés dans le compromis, mais le compromis est déjà bien entamé, cela ne fait aucun doute. C’est d’ailleurs jusqu’ici au Canada que nous parviennent les rumeurs de tel prêtre qui fut autrefois notre supérieur de district, qui était connu naguère pour son intransigeance doctrinale et morale, et qui force à présent les futurs mariés qui refusent la présence et la juridiction du curé moderniste local, à accepter cette présence et cette juridiction, les privant ainsi d’un droit que l’Église leur a donné à eux, et à non pas à lui, prêtre, de prendre la décision que le mariage ait lieu devant un autre prêtre que le curé local si la nécessité l’exige. Ce n’est qu’un exemple qui montre que rien n’a changé! Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, M. McCall!

Mgr Fellay condamne les accusations a priori de M. McCall

M. McCall reconnaît justement que les modernistes de Rome sont mal intentionnés. Ils «cherchent la destruction de tout groupe qui reste fidèle à la Tradition, ou, à tout le moins, ils cherchent à le contenir. » Si même M. McCall peut reconnaître ce fait qui est aussi évident que le nez au milieu d’un visage, qu’en est-il de Mgr Fellay? N’est-il pas bien mieux placé encore pour savoir cela? Toujours est-il qu’il condamnait l’attitude de M. McCall pas plus tard que le 22 mars 2016, en déclarant qu’ « il faut arriver à une confiance minimale, à un climat de sérénité, pour éliminer ces accusations a priori. Cela demande aussi des actes où se manifeste une bonne volonté qui ne soit pas celle de nous détruire. Or, c’est toujours un peu cette idée-là qui est chez nous, (…) répandue d’une manière assez courante: s’ils nous veulent, c’est pour nous étouffer, et éventuellement nous détruire, nous absorber totalement, nous désintégrer. Ce n’est pas une intégration, c’est une désintégration! Evidemment, tant que cette idée règne, on ne peut s’attendre à rien. » Les Traditionalistes du style McCall, qui croient aux mauvaises intentions romaines, sont, pour Mgr Fellay, un obstacle à la réconciliation, « car il est très clair que le pape François veut nous laisser vivre et survivre », déclarait-il le même jour à DICI.

 

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Selon que vous serez puissant ou misérable…

Si on veut considérer avec M. McCall que la façon romaine de tromper la FSSPX soit éventuellement de « forcer la FSSPX dans un état continuel de division et de défection de façon à garder leurs nombres suffisamment bas pour qu’ils puissent être ignorés, par opposition à l’autre façon qui serait de tromper la FSSPX en la conduisant dans l’Église conciliaire », alors il faut au minimum considérer que Mgr Fellay, aussi bien que ses prêtres et avant ses prêtres, est tombé le premier dans le panneau et ne pas dire avec M. McCall que « ce n’est pas Mgr Fellay qui est tombé dans leur piège, mais bien plutôt les prêtres qui l’ont abandonné, lui et la Fraternité à laquelle ils avaient promis fidélité. » Non mais sans blague, M. McCall, on a presqu’envie de se mettre à pleurer en voyant combien le pauvre Mgr Fellay, totalement innocent de tout compromis, a été laissé à l’abandon par ses coquins de prêtres infidèles! Ne faites-vous pas d’ailleurs l’impasse sur le fait que plusieurs prêtres ont été mis à la porte, alors qu’ils n’avaient aucunement l’intention de quitter le navire de façon préventive? N’est-ce pas le rôle du chef avant toute autre personne de conserver l’unité du groupe qu’il dirige? Quand la division gronde constamment pendant sept ans dans un groupe donné, ne regarde-t-on pas tout naturellement vers celui qui le dirige pour lui demander pourquoi il y a tant de zizanie? Avez-vous lu la Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 de Mgr Fellay avant d’écrire votre papier? Ne vous pose-t-elle aucun problème?

L’unité dans la diversité

Passons les différents paragraphes où M. McCall amalgame le départ des sédévacantistes et celui des communautés Ecclesia Dei, comme si le mal suprême consistait à quitter une communauté religieuse avec laquelle on est en désaccord, et comme si la Fraternité aurait pu rassembler dans son sein des gens ayant des positionnements si différents dans cette crise de l’Église… Cela nous fait penser à la fameuse « unité dans la diversité » de la Rome actuelle. En effet, pour pouvoir maintenir ensemble des prêtres ayant des positions doctrinales si différentes dans la crise de l’Église et empêcher du même coup des querelles internes interminables, nous ne voyons qu’une solution : maintenir tout le monde sous anesthésie et leur interdire de réfléchir. Mais Rome aurait-elle à craindre davantage 1800 prêtres rassemblés mais anesthésiés ou bien les mêmes prêtres en partie dispersés mais bien déterminés et disposés à réfléchir sur les tenants et aboutissants de ce qui se déroule sous leurs yeux?

Notons au passage que pour M. McCall, si l’on quitte la FSSPX, il est préférable de rejoindre les communautés Ecclesia Dei afin d’être une épine dans le pied du Vatican, plutôt que d’être dispersé aux quatre vents. Cela en dit bien long sur la pensée réelle de notre auteur, et nous espérons que les prêtres aspirent à quelque chose de plus noble que d’être une épine dans le pied du Vatican apostat. Ça n’a pas d’intérêt quand on sait le sort qui attend cette Babylone de la fin des temps.

 

Quelques hypothèses

À notre tour d’émettre quelques hypothèses qui valent ce qu’elles valent. M. McCall en fera ce qu’il voudra.

La Foi ou la diplomatie? «Muscle show» à Menzingen?

Et si nous n’étions pas dans un tir à la corde? Si le rôle des vrais catholiques en ces temps troublés était en fait tout autre que d’impressionner ou de convertir le Vatican? Que de discuter sans fin avec la Rome apostate? Si le Seigneur avait prévu de régler lui-même le sort du Vatican infidèle? Si le seul rôle des brebis du Seigneur dans cette crise sans précédent était en fait de garder la vraie foi, sans compromis, qu’elles soient dispersées ou non? Si le commandement de Saint Paul devait être mis en pratique : «Pour l’hérétique, après un premier et un second avertissement, éloigne-toi de lui, sachant qu’un tel homme est entièrement perverti, et qu’il est un pécheur condamné par son propre jugement. » Tite III, 10-11 Si Mgr Fellay n’avait pas en fait comme rôle de parler à l’Église Conciliaire «au nom de tant de prêtres et de religieux», mais plutôt de les protéger de cette contre-église, selon les paroles de Mgr Lefebvre : « C’est donc un devoir strict pour tout prêtre (et tout fidèle) voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique » ? (Mgr Lefebvre; Itinéraire spirituel, 1990) Nos problèmes internes n’ont-ils pas fait suite à un fameux pèlerinage à Rome en l’an 2000 qui se voulait une démonstration de la puissance de la Tradition? Le Seigneur a-t-il quelque chose à faire de la puissance de la Tradition?

 

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Tout le monde connaît l’histoire de David et Goliath. Que se serait-il passé, M. McCall, si le petit David avait voulu entamer son combat avec Goliath en lui montrant la taille de ses muscles au lieu de rejeter l’armure qu’il avait sur le dos et de se confier au Seigneur? « Déjà je sais que Yahweh a sauvé son Oint ; il l’exaucera des cieux, sa sainte demeure, par le secours puissant de sa droite. Ceux-ci comptent sur leurs chars, ceux-là sur leurs chevaux; nous, nous invoquons le nom de Yahweh, notre Dieu. Eux, ils plient et ils tombent; nous, nous nous relevons et tenons ferme.» Psaume 20, 7-9 Que serait-il arrivé si David s’était entouré d’hommes musclés et avait cherché à discuter avec le géant plutôt que de lui tenir ce discours : « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi je viens à toi au nom de Yahweh des armées, du Dieu des bataillons d’Israël, que tu as insulté. Aujourd’hui Yahweh te livrera entre mes mains, je te frapperai et j’enlèverai ta tête de dessus toi; aujourd’hui je donnerai les cadavres de l’armée des Philistins aux oiseaux du ciel et aux animaux de la terre; et toute la terre saura qu’Israël a un Dieu; et toute cette multitude saura que ce n’est ni par l’épée ni par la lance que Yahweh sauve, car à Yahweh appartient la guerre, et il vous a livrés entre nos mains » ? I Samuel 17, 45-47

Et si le plan de Rome était de s’assurer que l’action de la FSSPX se situe de moins en moins au niveau de la Foi, mais plutôt dans le domaine des calculs politiques, des démonstrations de puissance et de la diplomatie? Il est bien connu qu’une armée a l’avantage lorsqu’elle se bat sur son propre terrain. Nul besoin d’être bien savant pour savoir que le domaine de la Foi n’est pas le terrain de prédilection de la Rome moderniste, mais qu’elle préfère se situer dans le domaine de la politique et de la diplomatie. La science diplomatique valaisanne si on la mesure à la vaticane ne serait-elle pas comparable aux muscles de David comparés à ceux de Goliath? Mgr Lefebvre a-t-il fait plus de bien à l’Église par son Protocole d’accord du 5 mai 1988 (révoqué le lendemain) ou par les sacres de 1988, où s’est manifesté l’homme de foi qu’il était, au total mépris des menaces romaines? Il est par ailleurs intéressant de noter que suite aux sacres de 1988, bien sûr, quelques prêtres ont quitté la FSSPX, mais la Fraternité s’est retrouvée, aux dires mêmes de Mgr Lefebvre, dans une grande paix et une grande sérénité, lesquelles survécurent à la mort de l’Archevêque, jusqu’à ce que se profilent à l’horizon de nouvelles discussions avec les hérétiques? D’un côté, on a les résultats d’un acte de la vertu de foi, de l’autre ceux de la diplomatie et des calculs humains.

 

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À malin, malin et demie

Et si le but de la Rome néo-païenne n’avait jamais été de signer un accord avec la FSSPX, comme le dit M. McCall, mais qu’il avait été par contre de s’assurer que la FSSPX ne prononce plus contre elle l’anathème, seule rétribution que lui méritent ses œuvres? Si son but était de s’assurer, ne serait-ce qu’un tant soit peu, l’adhésion des derniers catholiques fidèles? Saint Augustin ne dit-il pas dans la Cité de Dieu : « Et quels sont ceux qui refusent d’adorer la bête et son image, sinon ceux qui observent ce que dit l’Apôtre : «Ne vous attelez pas à un même joug avec les infidèles»? Ils ne l’adorent pas, c’est-à-dire lui refusent adhésion et soumission.»
Et si, sommes toutes, nous n’étions en fait pas en guerre contre Rome ou le Vatican, mais contre Satan? Et si l’intention de ce dernier était en fait bien plus machiavélique et subtile encore que celle qu’attribue M. McCall au Vatican? Si elle était en fait digne du Prince des Ténèbres qui livre son dernier assaut, sa bataille finale contre l’Église? Si par conséquent le but de Satan était de créer des situations où les prêtres et les fidèles de la Tradition sont obligés de faire face à de réels problèmes de conscience où il leur faut choisir entre la fidélité à la foi ou la fidélité à une œuvre qu’ils ont aimée et servie pendant des années? Et si son succès se trouvait non pas dans le départ et la dispersion au quatre vents de certains, mais plutôt dans le fait que la plupart préfèrent le compromis à l’inconfort? Il est bien intéressant de noter que dans tout le débat qui nous divise depuis 2011, on ne voit pas que Menzingen (la Maison générale de la FSSPX) s’attache à démontrer à ses prêtres qu’il est légitime de se soumettre à la juridiction des hérétiques quand on considère cette question au niveau de la Foi. Au contraire, le débat se situe au même niveau où M. McCall cherche à l’apporter : sur des aspects totalement secondaires : vous brisez l’unité, vous êtes désobéissants, vous avez un esprit schismatique, vous faites le jeu de l’adversaire qui divise, alors que Dieu unit, etc.

Un air de déjà vu

Qu’il nous suffise de rappeler que ces accusations sont précisément celles qui ont été agitées contre Mgr Lefebvre et les autres prêtres fidèles qui ont été témoins du début de cette crise. En effet, Mgr Lefebvre aurait mieux fait, si on suit la logique de M. McCall, d’agir avec diplomatie, de ne pas se faire expulser, et d’être une épine dans le pied putréfié du Vatican, plutôt que de se trouver isolé dans les montagnes du Valais…

Plusieurs prêtres de la FSSPX ont choisi ces dernières années de rester dans la FSSPX, afin d’être une épine dans le pied de la Menzingen accordiste. Cela n’a pas empêché cette dernière d’avancer pas à pas, selon la volonté de François exprimée le 13 mai 2017: « Je n’aime pas hâter les choses. Marcher, marcher, marcher : et puis on verra. Pour moi ce n’est pas un problème de gagnants ou de perdants, non. C’est un problème de frères qui doivent cheminer ensemble, en cherchant la façon de faire des pas en avant ».

Je frapperai le pasteur et les brebis seront dispersées

Et si la volonté du Seigneur était qu’à la fin, les catholiques demeurés fidèles soient effectivement dispersés aux quatre vents? Si la solution de cette crise de l’Église appartenait au Seigneur et non pas aux muscles de la FSSPX?

Si la seule chose comptant vraiment à la fin de cette éclipse de l’Église était en fait que des prêtres et des fidèles sur toute la terre soient restés fidèles à la vraie foi et aient refusé tout compromis avec la Rome moderniste avant que Dieu ne la frappe : « Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande puissance; et la terre fut illuminée de sa gloire. Il cria d’une voix forte, disant: « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un séjour de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau immonde et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, que les rois de la terre se sont souillés avec elle, et que les marchands de la terre se sont enrichis par l’excès de son luxe. » Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait: «Sortez du milieu d’elle, ô mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés, et de n’avoir point part à ses calamités; car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.» Apoc. 18

 

 

 

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