Visite de l’abbé Roy au Québec et en Ontario – Mai 2017

Voici l’horaire des visites de l’abbé Roy au Québec et en Ontario pour le mois de mai 2017

 

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Samedi 20 mai : Saint Bernardin de Sienne

Messe à Saint-Charles-de-Bellechasse à 11h00

 

Dimanche 21 mai : Cinquième dimanche après Pâques

Messe à Saint-Charles-de-Bellechasse à 9h30 et à Montréal à 17h00

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Le jour et la nuit – 1

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«En prenant par conséquent les paroles du Christ et de l’Apôtre comme règle stricte, ne devrait on pas dire que l’Église de nos jours est plutôt encline à la condescendance qu’à la sévérité? L’accusations de rigidité oppressive faite contre l’Église par la «nouvelle morale», attaque en réalité en premier lieu la personne adorable du Christ lui-même.» Sa Sainteté le pape Pie XII

 

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Lors de la messe quotidienne à Sainte-Marthe, le 6 février 2017, le pape François a déclaré que les personnes rigides ont “peur“ de la liberté que Dieu nous donne. Cath.ch

Les fruits de Vatican II

Une importante page d’histoire se tourne à Québec  les ursulines annoncent qu’elles quitteront en 2018 les «murs chargés d’histoire» – pour reprendre leur expression – du monastère où elles vivent depuis le XVIIe siècle.
C’est en effet en 1639 que Marie de l’Incarnation – une religieuse française de Tours – arrive en Nouvelle-France avec deux consœurs pour fonder une maison à Québec et instruire et évangéliser les jeunes Amérindiennes.
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Les religieuses de la communauté vieillissante du Vieux-Québec seront relocalisées dans un nouveau site à proximité des Jardins d’ Évangéline, dans le secteur d’Estimauville, qu’elles partageront avec les Sœurs Servantes du Saint-Coeur-de-Marie de Beauport. Elles entendent y poursuivre leur mission différemment, dans un milieu où se trouveront plusieurs personnes âgées. Selon sœur Cécile Dionne, supérieure générale des ursulines, ces sœurs pourront ainsi poursuivre leur mission «sous une nouvelle forme de présence au sein de la population».

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Lettre ouverte à l’abbé Bouchacourt

Monsieur l’abbé,

Votre réaction à la déclaration de sept de vos dix doyens dimanche 7 mai dernier, m’incite à vous écrire publiquement parce qu’elle me remémore des faits et des attitudes que j’avais espérés définitivement disparus depuis la mascarade de mon procès ecclésiastique.

« Vous condamnez et réprouvez totalement et fermement la façon subversive par laquelle cette déclaration a été diffusée. »

Vous en détaillez la façon : – Préparation en secret – sélection des confrères – surprise et déstabilisation des supérieurs – prise des fidèles en otage – jugement des supérieurs.

Votre prose me rappelle celle du Secrétaire Général dans sa circulaire du 7 mars 2013 :

« … une poignée de prêtres décidés à faire éclater la Fraternité… » ou encore, plus récentes, les paroles de M. l’abbé Berteaux dans son sermon du 24 avril 2016, réclamant le poteau d’exécution pour M. l’abbé Roy qui avait manifesté son inquiétude. « Oui, je suis inquiet. Beaucoup de prêtres, comme moi, sont inquiets. Si nous avons jusqu’à présent gardé le silence, c’est toujours dans cette espérance que ces chefs qui nous dirigent en ce moment puissent trouver le chemin, puissent retrouver la lumière ».

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Les Armes de Dieu

Menons le Bon Combat!Attention aux armes !

Si nous choisissons mal, nous finirons en larmes !

Pour commémorer le centenaire du début des apparitions de Notre-Dame aux trois enfants de Fatima au Portugal en 1917, sans doute est-il bon de se rappeler que Notre-Seigneur a voulu, par l’intermédiaire de Sœur Lucie, nous avertir que la Dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de sa Mère, serait, avec le Saint-Rosaire, l’ultime grande Dévotion donnée à l’humanité pour sauver les âmes. Vers la fin du XVIIe siècle, alors que la charité se refroidissait sous l’effet du protestantisme et du jansénisme, Notre-Seigneur donna à son Eglise la Dévotion à son Sacré-Cœur, afin de rappeler l’amour brûlant que Dieu gardait pour le genre humain. Au début du XXe siècle, alors que le communisme allait submerger la Russie, il nous donna, principalement à Fatima, le Cœur de sa Mère comme dernier grand recours avant la fin du monde.

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Cavalier d’Arpin, L’arrestation du Christ

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Ego daemonium non habeo

Le premier dimanche de la Passion, l’Église met sur nos lèvres un passage très significatif de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il s’agit du moment où les Juifs demandent à Jésus s’il n’est pas possédé d’un démon.

«Les Juifs lui répondirent: «N’avons-nous pas raison de dire que vous êtes un Samaritain et que vous êtes possédé du démon?» Jésus répondit: «Il n’y a point en moi de démon; mais j’honore mon Père, et vous, vous m’outragez.» Jean, 8, 48-49 «Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter; mais Jésus se cacha, et sortit du temple.» Jean, 8, 59

 

Aujourd’hui devant la Passion de l’Église catholique, certains sont tentés de poser la même question à l’Église : «N’êtes-vous pas possédée d’un démon ?» Comme son divin époux, la Sainte Église peut répondre : « Ego daemonium non habeo, sed honorifico Patrem meum. » «Je n’ai pas de démon, mais j’honore mon Père et vous vous m’outragez.»

Oui, ces quelques lignes se rapportent à la lettre du district du Canada de la Fraternité Saint-Pie X du mois d’avril. Elles n’ont pas pour but de jeter du discrédit sur son auteur, puisqu’il avoue lui-même que sa comparaison est un peu forte, mais d’approfondir un peu les questions qu’elle soulève et d’apporter des réflexions à quelques fidèles qui ont été perplexes en lisant cette lettre.

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Les réflexions des «théologiens» de l’abbé Bouchacourt

Voici les réflexions des théologiens de l’abbé Bouchacourt.

À lire ces réflexions, on se rend compte que ses auteurs ne tiennent pas compte du tout du fait qu’il est contraire à notre foi de se mettre sous la juridiction, sous l’autorité de ceux qui ne professent pas la foi catholique.

Canada Fidèle

Quelques réflexions
à propos de la Lettre sur les mariages

 

1. Le 27 mars 2017, le cardinal Müller, président de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, signait, par mandat du pape François, une Lettre adressée aux évêques du monde entier « au sujet des permissions pour la célébration de mariages de fidèles de la Fraternité Saint-Pie X ». Les lignes qui suivent proposent quelques réflexions à propos de cette Lettre.

L’origine de la forme canonique du mariage.

2. Sauf exception prévue par le Droit, pour être valide, tout mariage contracté dans l’Eglise entre catholiques doit être contracté « devant le curé ou l’Ordinaire du lieu, ou un prêtre délégué par l’un d’entre eux et devant deux témoins » (canon 1094 du Code de 1917). Cette disposition juridique trouve son origine dans les décisions du concile de Trente (décret Tametsi), confirmées par saint Pie X (décret Ne temere). Le nouveau Code de 1983 n’a fait que reprendre cela.

 

Le cas d’exception prévu par le Droit.

3. Le respect de cette forme canonique n’est pas toujours possible, et il est bien entendu contraire à l’esprit du Droit de l’Eglise de l’imposer au détriment du bien des fidèles. Ce Droit prévoit donc explicitement les situations où « il n’est pas possible d’avoir ou d’aller trouver sans grave inconvénient le curé, ou l’Ordinaire, ou le prêtre délégué » (canon 1098 du Code de 1917). En pareil cas, « le mariage contracté devant les seuls témoins est valide et licite… pourvu qu’en toute prudence, il faille prévoir que cette situation durera un mois ». Il est précisé que « si un autre prêtre pouvait être présent, il devrait être appelé et assisterait, avec les témoins, au mariage, le mariage étant toutefois valide devant les seuls témoins ». Dans les faits, la jurisprudence a évolué dans un sens de plus en plus favorable à l’application de ce canon 1098. Bien entendu, cette mesure, même si elle peut s’avérer fréquente, voire régulière, reste une exception et l’on ne peut y recourir que dans le cas où la forme canonique normale n’est pas possible. Mais à l’inverse, tant que dure cette impossibilité, le recours à la mesure d’exception demeure légitime, incontestable et même nécessaire.

Légitimité de la forme du mariage dans le contexte actuel de la Fraternité Saint-Pie X et de la Tradition.

4. La crise suscitée dans l’Église par le concile Vatican II et ses réformes subséquentes représente ce genre de situations, où les futurs époux sont dans l’impossibilité de se marier en respectant la forme canonique prévue par le Droit. Il s’agit là d’une impossibilité non point physique, comme lorsque les deux futurs se trouvent sur une île déserte, mais morale, dans la mesure où le contact habituel avec les pasteurs pourvus d’une juridiction officielle dans l’Eglise conciliaire représente aujourd’hui beaucoup plus qu’un simple inconvénient : un danger grave pour la foi et les mœurs. Car la crise de l’Église est encore très loin d’être résorbée, elle s’aggrave même plutôt, notamment en ce qui concerne le mariage chrétien, comme viennent de le démontrer les deux synodes sur le mariage et l’exhortation apostolique Amoris lætitia. Il serait alors imprudent et même injuste d’obliger les fidèles à s’adresser à des ministres tous influencés, quoiqu’à des degrés divers, par un esprit qui n’est plus l’esprit catholique de la sainte Eglise.

5. Par conséquent, si, en temps normal, le Droit de l’Eglise prévoit la solution extraordinaire du canon 1098, il est à plus forte raison conforme à ce même Droit de considérer comme valides les mariages contractés en présence du prêtre de la Fraternité Saint-Pie X, à défaut d’un représentant de l’Eglise officielle. D’autant plus que les prêtres de la Tradition sont ici injustement privés de la juridiction dont ils devraient normalement jouir dans l’Eglise, pour le bien des âmes. En temps normal, l’exception se justifie déjà parce que les fidèles sont privés de la présence d’un prêtre ayant juridiction ; dans la crise présente de l’Eglise, il y a en plus une violence morale, parce que les prêtres catholiques se voient refuser injustement par la hiérarchie devenue moderniste la juridiction requise. Le canon 1098 vaut donc ici, mais encore plus et pour des raisons beaucoup plus graves que dans les autres situations. C’est pour traduire ce fait que l’on a pu employer l’expression d’une « juridiction de suppléance ».

 

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