Catéchisme du Concile de Trente 9 – Je suis Yahweh, ton Dieu

Troisième partie du Catéchisme — DU DECALOGUE

Chapitre 29 — Le premier commandement de Dieu

«Je suis Yahweh, ton dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas d’image taillée, ni aucune figure de ce qui est en haut dans le ciel, ou de ce qui est en bas sur la terre, ou de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point. Car moi Yahweh, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants, sur la troisième et sur la quatrième génération pour ceux qui me haïssent, et faisant miséricorde jusqu’à mille générations, pour ceux m’aiment et qui gardent mes commandements.»[1]

  • II. — Application de cette histoire aux chrétiens

Que le Pasteur s’efforce donc, autant qu’il le pourra, d’amener les Fidèles à avoir toujours présentes à l’esprit ces paroles si graves : «Je suis Yahweh, ton Dieu.» Elles leur feront comprendre qu’ils ont pour législateur le Créateur Lui-même, Celui qui leur a donné la vie et qui la leur conserve, et leur permettront de répéter en toute vérité : « Oui, il est notre Seigneur et notre Dieu : nous sommes le peuple de ses pâturages, le troupeau de sa droite. »[2] Ces paroles souvent répétées, et avec une sainte ardeur, auront la vertu de les rendre plus prompts à obéir à la Loi, et de les éloigner du péché.

Commentaires

Nous commençons maintenant à étudier le premier Commandement de Dieu. Les Commandements tels que rapportés dans la Bible sont plus précis que la liste habituelle que nous sommes habitués à répéter par cœur.

Nous commençons au début : «Je suis Yahweh, ton Dieu». Souvenons-nous que c’est Dieu lui-même qui parle à son peuple. Il est très convenable que le Seigneur commence la liste de Ses Commandements en rappelant à son peuple Son autorité sur eux. Ces Commandements nous sont venus de la plus haute autorité possible. Il n’y aura jamais jusqu’à la fin du monde d’autres Commandements donnés à l’humanité que ceux donnés par Dieu, puisqu’il n’y a pas d’autorités plus grande qui puisse annuler les Commandements de Dieu et les changer pour ses propres Commandements. «Il n’y a qu’un seul législateur et qu’un seul juge, celui qui a la puissance de sauver et de perdre.» [3] Nous approchant du moment où paraîtra l’homme de péché, l’antéchrist, il n’est pas inutile de rappeler cela.

Dieu lui-même peut-il changer Ses Commandements ? Saint Jacques nous donne la réponse : «Tout don excellent, toute grâce parfaite, descend d’en haut, du Père des lumières, en qui n’existe aucune vicissitude, ni ombre de changement.»[4] Dieu ne change pas ! Nous connaissons tous, je crois, l’histoire d’Henri VIII. Quand le moment fut venu pour l’Église de juger de la validité de son mariage à Catherine d’Aragon, l’Église préféra perdre une grande partie de la chrétienté dans son schisme (1534) plutôt que de mettre de côté un seul des Commandements de Dieu. Quelle injustice que de dire ou de croire que la Loi de Dieu est bonne pour un moment de l’histoire, mais pas pour un autre moment; de dire qu’elle doit être observée par les pauvres, mais pas par les riches; de dire qu’elle a de la valeur pour les sujets, mais pas pour les rois.

Pauvre Église Conciliaire (qui est une nouvelle religion), où les bergers sont silencieux quand vient le temps de défendre la Loi de Dieu ! Nous avons vu récemment le Vatican recevoir le premier ministre du Luxembourg, Xavier Bettel, pour une visite officielle, accompagné de son «mari». Quelle abomination ! «Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu !»[5] Bien des prophéties ont prédit la destruction de Rome. Qui pourrait croire une pareille chose ? Rome ! Le cœur de la chrétienté ! Oui, Rome, le cœur de la chrétienté sera détruite par le feu de Dieu, et cela pourrait être plus proche qu’on ne le croit. Qui peut nier qu’il y a de bonnes raisons que Rome soit détruite pour ces actes contraires aux Commandements de Dieu ?

 

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Thomas Cole. The Course of Empire : Destruction. 1836

 

En pratique

Plusieurs se retrouvent aujourd’hui dans une situation où ils ne peuvent pas parler avec leurs compagnons de travail puisque ces gens ne veulent pas entendre la vérité. Souvenons-nous qu’il n’est pas toujours obligatoire de parler. Quelquefois, nous pouvons rester silencieux, quand les gens ne sont pas bien disposés à écouter. Mais c’est toujours un devoir de parler quand il en va de l’honneur de Dieu ou quand notre silence pourrait causer un grave tort spirituel à notre prochain. Combien de péchés de respect humain sont commis aujourd’hui par les Catholiques ! «Celui donc qui m’aura confessé devant les hommes, moi aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux; et celui qui m’aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.»[6] Aujourd’hui, on peut dire que tout Chrétien de qui on ne se moque jamais ou qui n’est jamais l’objet du mépris des autres au moins dans une certaine mesure devrait se poser sérieusement la question de savoir s’il confesse ou non Notre-Seigneur Jésus-Christ. «Le disciple n’est pas au-dessus du maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Il suffit au disciple d’être comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le père de famille Béelzébub, combien plus ceux de sa maison ?»[7]

 

Thomas Cole. The Course of Empire: Destruction. 1836.

[1] Exode, 20;2-6

[2] Psaume 95;7

[3] Jacques, 4;12

[4] Jacques 1;17

[5] Gal. 6;7

[6] Matt. 10;32-33

[7] Matt. 10;24-25

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