Catéchisme du Concile de Trente 9 – Je suis Yahweh, ton Dieu

Troisième partie du Catéchisme — DU DECALOGUE

Chapitre 29 — Le premier commandement de Dieu

«Je suis Yahweh, ton dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas d’image taillée, ni aucune figure de ce qui est en haut dans le ciel, ou de ce qui est en bas sur la terre, ou de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles et tu ne les serviras point. Car moi Yahweh, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants, sur la troisième et sur la quatrième génération pour ceux qui me haïssent, et faisant miséricorde jusqu’à mille générations, pour ceux m’aiment et qui gardent mes commandements.»[1]

  • II. — Application de cette histoire aux chrétiens

Que le Pasteur s’efforce donc, autant qu’il le pourra, d’amener les Fidèles à avoir toujours présentes à l’esprit ces paroles si graves : «Je suis Yahweh, ton Dieu.» Elles leur feront comprendre qu’ils ont pour législateur le Créateur Lui-même, Celui qui leur a donné la vie et qui la leur conserve, et leur permettront de répéter en toute vérité : « Oui, il est notre Seigneur et notre Dieu : nous sommes le peuple de ses pâturages, le troupeau de sa droite. »[2] Ces paroles souvent répétées, et avec une sainte ardeur, auront la vertu de les rendre plus prompts à obéir à la Loi, et de les éloigner du péché.

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Un an aussi…

Lettre ouverte de l’abbé Nicolas Pinaud à l’abbé Olivier Berteaux,

prêtre de la Fraternité sacerdotale saint Pie X

Assistant du Supérieur du District du Canada

Directeur de l’École Saint-Famille à Lévis (Québec)

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Abbé Nicolas Pinadu, USML

30 avril 2016

   ‘Le monde est pourri à force de silence’ Ste Catherine de Sienne

 

Monsieur l’abbé,

À Lévis, le dimanche 24 avril 2016, vous avez fait une mise au point, en réaction à l’homélie prononcée le dimanche précédent à Montréal par l’abbé Pierre Roy.

À une époque où il n’est plus possible d’éternuer discrètement, vous n’êtes sans doute pas étonné que ces deux interventions se retrouvent sur internet ? Ce qui m’a permis d’en prendre connaissance.

Ce que vous y affirmez est tellement erroné qu’il me paraît nécessaire de vous en faire part au moyen de cette lettre ouverte que pourront lire les fidèles que vous trompez.

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Un an déjà…

Un an déjà, le sermon suite auquel tombait l’interdiction de parler publiquement des accords avec la Rome apostate sous peine de se voir interdire de prêcher. À le relire, il est difficile de s’expliquer pourquoi…

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Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.

Mes chers amis, vous le savez, chacun de nous, un jour, nous devrons nous présenter devant Notre-Seigneur Jésus-Christ pour rendre compte de chacune de nos actions, rendre compte de chacune de nos paroles, pour rendre compte de chacune de nos pensées. Pour chacun de vous, vous serez jugés sur votre propre vie. Notre-Seigneur Jésus-Christ a dit : « Il vous sera demandé compte d’une seule parole inutile ». Et vous aurez à rendre compte aussi des âmes qui vous ont été confiées, c’est-à-dire de vos enfants; comment avez-vous essayé d’amener les âmes qui sont autour de vous à rester toujours établies dans la Vérité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, à ne pas s’établir dans le mensonge et à ne pas établir dans le péché ?

Comme je vous l’ai dis, chacun de nous devra se présenter devant Notre-Seigneur Jésus-Christ, et moi, comme prêtre, je devrai aussi me présenter devant Notre-Seigneur Jésus-Christ. Et chacune de ces homélies que je fais ici devant vous, le Seigneur m’en demandera des comptes, me demandera : « Qu’est-ce que tu as dit aux fidèles ? Est-ce que tu as prêché aux fidèles la vérité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, est-ce que tu t’es prêché toi-même, est-ce que tu as prêché, est-ce que tu as eu peur de dire la vérité de Notre-Seigneur Jésus-Christ devant les fidèles, devant ces brebis qui venaient vers toi pour que tu leur enseigne la vérité, pour que tu leur enseignes Notre-Seigneur Jésus-Christ ? ».

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Si moi-même ou un ange du ciel…

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Mariages de la FSSPX : contrairement à Georges, Georgette a des doutes

Source : Medias-Presse.Info

Connaissez-vous l’histoire de Georges, un catholique que d’aucun qualifierait de non perplexe ?

« Fin août 1976, Georges assistait à la messe de Lille qui fit connaître au monde entier le combat de Mgr Lefebvre pour la Tradition. Son curé l’avait menacé : « Vous suivez un évêque rebelle qui célèbre une messe interdite ». »

Georgette y était elle aussi. Et elle entendit l’archevêque y prononcer des mots qui résonnent encore à ses oreilles :

« Cette union adultère de l’Église et de la Révolution se concrétise par le dialogue. L’Église, si elle a à dialoguer, c’est pour convertir. Notre-Seigneur a dit : « Allez, enseignez toutes les nations, convertissez-les ». Mais il n’a pas dit : « Dialoguez avec elles pour ne pas les convertir, pour essayer de vous mettre sur le même pied qu’elles ». L’erreur et la vérité ne sont pas compatibles. Si on a de la charité pour les autres – et, comme vient de le rappeler l’Évangile, celui qui a la charité, c’est celui qui sert les autres – si on a de la charité pour les autres, on doit leur donner Notre-Seigneur, leur donner la richesse que l’on a et non pas converser avec eux, dialoguer avec eux sur un pied d’égalité. La vérité et l’erreur ne sont pas sur un pied d’égalité. Ce serait mettre Dieu et le diable sur le même pied, puisque le diable est le père du mensonge, le père de l’erreur. »

 

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Bonne et Sainte Fêtes de Pâques!

Bonnes et Saintes Fêtes de Pâques à tous!

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Le reposoir du Jeudi-Saint à Lakeville, NB

 

Bien tard je t’ai aimée,
ô beauté si ancienne et si nouvelle,
bien tard je t’ai aimée !
Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors
et c’est là que je te cherchais,
et sur la grâce de ces choses que tu as faites,
pauvre disgracié, je me ruais !
Tu étais avec moi et je n’étais pas avec toi ;
elles me retenaient loin de toi, ces choses qui pourtant,
si elles n’existaient pas en toi, n’existeraient pas !

Tu as appelé, tu as crié et tu as brisé ma surdité ;
tu as brillé, tu as resplendi et tu as dissipé ma cécité ;
tu as embaumé, j’ai respiré et haletant j’aspire à toi ;
j’ai goûté, et j’ai faim et j’ai soif ;
tu m’as touché et je me suis enflammé pour ta paix.

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Visite de l’abbé Pierre Roy au Québec et à Ottawa – Avril 2017

Voici le programme de la visite de l’abbé Pierre Roy au Québec et en Ontario pour le mois d’avril 2017

 

Samedi 22 avril : Samedi de Pâques

Messe à Orléans, ON, à 9h30

 

Dimanche 23 avril : Dimanche de Quasimodo

Messe à St-Charles-de-Bellechasse, QC, à 9h30

Messe à Montréal, QC, à 17h00

 

Mardi 25 avril : St Marc, évangéliste

Messe à St-Charles-de-Bellechasse, QC, à 18h00

 

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Dieu transcendant

Aux hommes c’est ingrat si leur Dieu les dépasse.

N’empêche, le Bon Dieu de très loin les surclasse !

 

Si jamais il y a un moment de l’année où il convient en particulier de contempler la souffrance et mort de Notre Seigneur Jésus Christ, c’est sûrement aujourd’hui, à la veille du Dimanche des Rameaux, juste avant la Semaine Sainte. Et chaque année cette contemplation devient plus nécessaire depuis 50 ans, parce que la souffrance de l’Église qui a éclaté avec Vatican II se fait toujours plus scandaleuse, toujours plus mystérieuse. Nous avons tous besoin de nous rappeler que Dieu est mystérieux, autrement dit qu’ Il dépasse infiniment nos petits esprits humains. « Car mes pensées ne sont pas les vôtres, ni vos voies les miennes. Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes pensées à Moi sont au-dessus des vôtres. » (Is. LV, 8–9).

Cette grande leçon nous est enseignée par le cinquième Mystère Joyeux du Rosaire, où à l’âge de douze ans Notre Seigneur a permis que sa Mère et St Joseph le perdissent pour leur rappeler qu’ Il devait s’occuper des choses de son Père. Sa Mère ne comprenait pas – « Mon Fils, pourquoi avez-vous agi ainsi avec nous ? » En effet, Il avait causé à ses parents humains trois jours d’anxiété intense – « Votre père et moi nous vous cherchions tout affligés. » Notre Seigneur leur répondit comme s’ils n’avaient eu aucune raison de s’affliger – « Ne saviez-vous pas qu’il faut que je sois aux choses qui regardent Mon Père?» Mais leur anxiété avait été si intense que cette réponse n’était pas humainement compréhensible – « Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. » Néanmoins au lieu de Lui poser encore des questions, Marie « conservait toutes ces choses en son cœur, » pour mieux pénétrer dans les raisons de Dieu, même si elle n’avait pu comprendre.

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Flagellation du Christ, Rubens

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Réflexions sur la lettre romaine du 4 avril 2017

Le 4 avril dernier, par une Lettre de la Commission pontificale «Ecclesia Dei» aux ordinaires des conférences épiscopales concernées au sujet des permissions pour la célébration de mariage de fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, lettre ayant reçu l’approbation du pape lors d’une audience accordée au Cardinal Muller le 24 mars 2017, la Commission Ecclesia Dei prenait certaines mesures en ce qui concerne les mariages des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X.

Le même jour, la Fraternité Saint-Pie X publiait un Communiqué de la Maison générale sur la lettre de la Commission Ecclesia Dei au sujet des mariages des fidèles de la Fraternité Saint-Pie X, remerciant le Saint Père pour ces dispositions.

 

Le document du 4 avril

Plusieurs sites internet ont titré faussement que Rome accordait la juridiction à la Fraternité pour célébrer les mariages de ses fidèles ou encore que les mariages de la Fraternité étaient reconnus valides et licites par Rome.

 

 

En réalité, à la lecture du document, il semble qu’il en soit tout autrement. Rome a en réalité, par ce document, pris des mesures pour que les mariages célébrés dans le cadre de l’apostolat de la Fraternité puissent être reconnus par l’Église conciliaire, rien de plus.

La mesure ordinaire sera l’envoi par l’évêque d’un prêtre du diocèse (un prêtre conciliaire, moderniste, disons-le) pour être le témoin officiel du consentement des époux traditionalistes.

La mesure extraordinaire sera la délégation de la juridiction conciliaire directement au prêtre de la Fraternité.

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Rome impose la délégation du clergé moderniste pour les mariages de la Fsspx. La Maison Générale «remercie profondément» les ennemis de Dieu.

Soit la Maison Générale de la Fraternité Saint-Pie X est victime de la «désorientation diabolique» dont parle Soeur Lucie, soit on sème du pavot dans l’arrière-cour de Menzingen… Dans tous les cas de figure, on se croit bon stratège mais on ne le semble pas vraiment. On joue au plus malin avec Rome, mais on a trouvé plus fort que soi.

Canada Fidèle

 

Source : Médias-Presse. Info

 

Ce 4 avril était rendue publique la lettre de la commission Ecclesia Dei aux ordinaires des conférences épiscopales relatives au mariage des fidèles de la FSSPX. Cette lettre, du fait qu’elle ait été approuvée par le souverain pontife qui en a ordonné la publication, revêt une autorité toute particulière.

Elle prévoit que,

« dans la mesure du possible, la délégation de l’Ordinaire pour assister au mariage [des fidèles de la FSSPX] sera donnée à un prêtre du diocèse (ou du moins à un prêtre pleinement régulier) pour qu’il reçoive le consentement des parties dans le rite du sacrement qui, dans la liturgie du Vetus ordo, a lieu au début de la Sainte Messe ; suivra alors la célébration de la Sainte Messe votive par un prêtre de la Fraternité. » Elle dispose également que, « en cas d’impossibilité ou s’il n’existe pas de prêtre du diocèse qui puisse recevoir le consentement des parties, l’Ordinaire peut concéder directement les facultés nécessaires au prêtre de la Fraternité qui célébrera aussi la Sainte Messe, en lui rappelant qu’il a le devoir de faire parvenir au plus vite à la Curie diocésaine la documentation qui atteste la célébration du sacrement. »

Le double contexte

Mesurer la portée de ce document réclame d’abord de le replacer dans son double contexte. Au sens large, la Commission Ecclesia Dei situe sa décision « dans le cadre différents types de rencontres et d’initiatives sont en cours depuis longtemps pour ramener la FSSPX dans la pleine communion. » Aux yeux du grand public, elle apparaît donc comme une nouvelle concession majeure de Rome à l’endroit de la FSSPX, qui n’aurait qu’à s’en réjouir. C’est d’ailleurs ce que semble faire la Maison Générale de ladite Fraternité, lorsque dans son communiqué de presse du même jour, elle « remercie profondément le Saint-Père pour sa sollicitude pastorale, telle qu’elle s’exprime à travers la lettre de la Commission Ecclesia Dei. »

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