Catéchisme du Concile de Trente 7 – La bonté de Dieu nous invite à garder ses Commandements

Troisième partie du Catéchisme — DU DECALOGUE

Chapitre 28 — Des Commandements de Dieu en général

Motifs d’observer les commandements

 

La bonté de Dieu nous invite à garder ses Commandements

Mais il ne faut pas passer sous silence une réflexion qui nous fait sentir vivement la clémence de Dieu à notre égard, et apprécier les trésors de son infinie Bonté. Ce Dieu pouvait nous obliger à servir les intérêts de sa Gloire, sans aucune récompense. Néanmoins, il Lui a plu de rapprocher tellement sa Gloire de notre avantage, que ce qui sert à Le glorifier, sert aussi à notre propre bien. Cette considération est très forte et très frappante. Le Pasteur ne manquera pas de montrer aux Fidèles avec le Prophète[1] que «dans l’accomplissement de la Loi se trouvent d’abondantes récompenses.» Dieu ne nous promet pas seulement les bénédictions qui semblent se rapporter plutôt au bonheur terrestre[2], comme «les bénédictions de nos villes et de nos champs», mais II nous propose encore[3] «un immense trésor dans le ciel, et cette mesure pleine, pressée, entassée, coulant par-dessus les bords»[4], que nous méritons avec l’aide de sa divine miséricorde, par des œuvres de justice et de piété.

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Rien d’autre que Dieu ne peut combler un coeur qui est fait pour Lui

Commentaires

Nous avançons lentement dans le Catéchisme du Concile de Trente. La raison de ce lent progrès est que ce Catéchisme a été promulgué comme une réponse aux hérésies du protestantisme. Chaque phrase est donc importante. On pourrait aussi penser, en considérant la clarté et la pureté de la doctrine qui y est exposée, que ce Catéchisme a été d’une certaine façon inspiré de Dieu. Aujourd’hui, pendant que nous assistons à l’acceptation progressive par Rome du protestantisme comme s’il était une œuvre de l’Esprit-Saint et de Luther comme un «témoin de l’Évangile» (il a été un témoin de l’Évangile, mais pour sa condamnation, pas pour son salut), il est très important de relire les enseignements du Concile de Trente phrase après phrase et d’y réfléchir sérieusement.

Ici, le Catéchisme nous enseigne que Dieu a tous les droits sur ses créatures. Par conséquent, il eut été très juste de sa part de nous demander de garder ses commandements et de nous punir si nous ne les gardons pas, même s’il n’y avait pas de vie éternelle, aucune récompense quelle qu’elle soit pour ceux qui les gardent. Y a-t-il une récompense ici-bas pour ceux qui respectent les règles de la circulation sur la route ? Aucune.

Mais ce n’était pas le plan de Dieu pour ceux qui gardent sa Loi. Dieu est amour. Il désire sa propre gloire par-dessus toutes choses parce qu’Il est Dieu, l’Etre le plus aimable. Quelquefois, en méditant sur Dieu, quelques-uns s’imaginent que Dieu est un être égoïste qui se préoccupe principalement de lui-même. Il est vrai que l’action principale de Dieu est de penser à lui-même et de s’aimer lui-même. Cette disposition, si elle était celle d’un être créé quel qu’il soit, serait très égoïste. Mais puisque Dieu est le centre de toutes choses, il serait profondément faux, injuste, profane et contraire à la nature de Dieu de s’occuper premièrement d’autre chose que de lui-même.

Quoiqu’il en soit, l’amour de Dieu ne se limite pas à lui-même. Il a voulu partager sa gloire avec ses créatures et donner à ceux qui accepteront de partager sa vie sur cette terre, la grâce inimaginable et invraisemblable de partager sa vie dans le ciel. Qui peut dire l’amour de Dieu pour nous ? Aimons-le sur terre en gardant ses commandements, et nous recevrons infiniment plus que ce que nous avons abandonné pour son amour.

 

En pratique

C’est le temps du Carême. Le temps de penser à la Passion de Notre-Seigneur. Une minute passée à penser à la Passion du Christ en vaut bien une centaine passée à autre chose. Faisons le Chemin de la Croix et prions le Rosaire en méditant sur les mystères de la vie du Christ. Dieu connaît notre nature, puisque c’est lui qui l’a faite. Il sait que nous avions besoin de toucher son amour dans un être humain. Il nous a donné Jésus, le Verbe incarné, qui est une image admirable de l’Amour infini de Dieu.

 

[1] Ps. 18,12

[2] Deut. 28, 3

[3] Matt. 5,12

[4] Luc 6,38

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