Luthériens et Anglicans à l’honneur à Saint-Pierre-de-Rome

Voici un nouvel article fort intéressant de Francesca de Villasmundo qui n’emploie pas la langue de bois si courante aujourd’hui pour dénoncer la secte conciliaire.

Il est utile à cette occasion de se rappeler les paroles d’Anne-Catherine Emmerich :

imgres«Je vis tout ce qui tient au protestantisme prendre de plus en plus le dessus, et la religion tomber en décadence complète. Il y avait à Rome, même parmi les prélats, bien des personnes de sentiments peu catholiques qui travaillaient au succès de cette affaire. Je vis aussi en Allemagne des ecclésiastiques mondains et des protestants éclairés manifester des désirs et former un plan pour la fusion des confessions religieuses et pour la suppression de l’autorité papale».

«Ils bâtissaient une grande Eglise étrange et extravagante; tout le monde devait y entrer pour s’y unir et y posséder les mêmes droits; Evangéliques, Catholiques, sectes de toute espèce : ce devait être une vraie communion des profanes où il n’y aurait qu’un pasteur et un troupeau. Il devait aussi y avoir un Pape mais qui ne posséderait rien et serait salarié. Tout était préparé d’avance et bien des choses étaient déjà faites; mais à l’endroit de l’autel, il n’y avait que désolation et abomination».

Canada Fidèle

Début de l’article de Francesca de Villasmundo :

 

Pendant que d’une main il sévit durement sur les Franciscains de l’Immaculée, décapite la Congrégation et persécute le fondateur, de l’autre il caresse complaisamment les Luthériens et les Anglicans. La miséricorde bergoglienne est à sens unique : en direction des adultérins, des homosexuels, des hérétiques, que l’on prend comme ils sont, sans rappel du catéchisme ni invitation à la conversion !

Mgr de Ségur, grand auteur contre-révolutionnaire du XIXe siècle, avait perçu toute la malice du protestantisme. Dans ses Causeries sur le Protestantisme d’Aujourd’hui, il écrivait fort à propos :

« On y fait bon accueil à toutes les révoltes contre l’Église et contre la société ; ces ruines deviennent une forteresse, et le protestantisme mourant devient, s’il ne l’est déjà, une immense force de destruction. (…) Il ne rêve rien moins que la destruction absolue de l’Église et de Jésus-Christ. »

Un siècle et demi plus tard, concile Vatican II aidant, le protestantisme sous toutes ses formes, sectes et groupuscules, a trouvé dans les papes conciliaires des alliés de poids dans son œuvre de destruction de l’Église catholique.

Hier lundi 6 février, le pape François  a, de nouveau, fait le panégyrique de Luther devant un parterre de représentants de l’Église évangélique allemande, c’est-à-dire l’Église luthérienne, accompagnée par le cardinal Marx, archevêque de Munich et Freising et président de la conférence épiscopale allemande. News Va se fait l’écho de cette énième rencontre œcuménique entre François et les hérétiques pour commémorer les 500 ans de la Réforme protestante devenue par la volonté personnelle et abusive de l’actuel locataire intérimaire des Palais apostoliques une date phare, lumineuse, pour l’Église, – laquelle peut-on se demander ?-, et le monde :

«Nous avons le même baptême, nous devons cheminer ensemble, sans nous fatiguer», a lancé le Pape, souhaitant aux membres de la délégation d’avancer «sur la route bénie de la communion fraternelle, en progressant avec courage et décision vers une unité toujours plus pleine».

 

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Le pape François et l’«archevêque» anglican Justin Welby. Mgr Fellay pourra-t-il bientôt être la troisième personne de cette sinistre trinité?

 

Dans le contexte du 500e anniversaire de la Réforme, catholiques et luthériens doivent «mettre de nouveau le Christ au centre de leurs rapports», a insisté le Pape François. Reprenant les propos tenus par son prédécesseur Benoît XVI lors de sa visite en Allemagne en 2011, François a rappelé que la «passion profonde» de Martin Luther était la quête d’un «Dieu miséricordieux». Ceci doit aujourd’hui motiver un rapprochement œcuménique «pour re-proposer aux hommes et aux femmes de notre temps la nouveauté radicale de Jésus, la miséricorde sans limite de Dieu : justement ce que les Réformateurs en leur temps voulaient stimuler».

Durant trop longtemps, les croyants ne se sont plus sentis «frères et sœurs» mais «adversaires et concurrents», et «se sont acharnés dans des luttes, fomentées par des intérêts politiques et de pouvoir» en faisant même usage de la violence «les uns contre les autres, frères contre frères». Aujourd’hui, le contexte est différent, «tout ce qui était pesant a été déposé», et catholiques et luthériens courent fraternellement ensemble dans la course qui est devant eux, «en tenant le regard fixé sur Jésus», s’est réjoui le Saint-Père en citant la lettre de Paul aux Hébreux.

Le Pape a encouragé la délégation œcuménique allemande dans l’organisation prochaine d’une célébration intitulée «Assainir la mémoire – témoigner de Jésus-Christ». À travers ce temps de pénitence et de réconciliation dans la patrie même de Luther, catholiques et luthériens pourront ainsi «purifier en Dieu la mémoire pour être renouvelés intérieurement et envoyés par l’Esprit à apporter Jésus à l’homme d’aujourd’hui».

D’autres événements, comme un pèlerinage commun en Terre Sainte, permettront «une redécouverte des sources communes de la foi, l’assainissement de la mémoire dans la prière et dans la charité et la collaboration concrète dans la diffusion de l’Évangile et le service des frères». Le 31 octobre en Suède, le Pape a «demandé pardon pour le passé». «Pour l’avenir, je désire confirmer notre appel sans retour à témoigner ensemble de l’Évangile et à poursuivre dans le chemin vers la pleine unité», a précisé François.

«Les différences sur les questions de foi et de morale, qui persistent encore, demeurent des défis sur le parcours vers l’unité visible, à laquelle aspirent nos fidèles», a toutefois reconnu le Pape, évoquant la «douleur» des couples dont les conjoints appartiennent à deux confessions différentes. Il faut donc travailler «avec une prière insistante et avec toutes les forces, à surmonter les obstacles qui existent encore, en intensifiant le dialogue théologique et en renforçant la collaboration (…) surtout dans la service à ceux qui souffrent le plus, et dans la protection de la Création menacée», a conclu le Saint-Père, appelant à trouver des «voies prophétiques et audacieuses».

Et comme souvent lors des réunions œcuméniques, cette intervention du Pape s’est conclue par la récitation commune du Notre Père.

Les voies de François ne sont ni prophétiques ni audacieuses, elles sont apostates et scandaleuses !

Comme en cette recherche pernicieuse d’une unité sans doctrine, la Rome moderniste et néo-protestante se doit de contenter tous les hérétiques, un jour après cette rencontre œcuménique au Vatican, en ce 7 février 2017, la presse apprenait par le Centre Anglican de Rome que, pour la première fois dans l’histoire, le 13 mars prochain, les Vêpres anglicanes seront récitées dans la Basilique Saint-Pierre, près de l’autel de la Cathèdre du premier pape. Le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de Saint-Pierre, à donné son feu vert, certainement avec la permission de François lui-même. « L’archevêque » anglican David Moxon présidera ce service liturgique tandis que le prédicateur sera l’archevêque catholique anglais Arthur Roche, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Cet événement entre dans le cadre des célébrations vaticanes pour le 50e anniversaire cette fois-ci du dialogue entre l’Église catholique et celle anglicane, initié avec la rencontre le 23 mars 1966 entre le pape Paul VI et l’archevêque de Canterbury, Michael Ramsey.

Luthériens et Anglicans, qui plongent leurs racines doctrinales dans la même révolution religieuse et révolte contre l’Église catholique, sont personae gratae au Vatican, là où ils furent condamnées il y a 500 ans ! Et d’où aujourd’hui partent des décrets condamnant les Franciscains de l’Immaculée, congrégation à sensibilité traditionnelle…

Dans l’Église conciliaire, au temps de Jorge Maria Bergoglio, l’inversion des valeurs est à son comble !

 

Francesca de Villasmundo

Source : Medias-catholique.info, 7 février 2017

Rappelons aussi les paroles du pape Pie XI dans l’Encyclique Mortalium Animos :

«C’est ici l’occasion d’exposer et de réfuter la fausse théorie dont visiblement dépend toute cette question et d’où partent les multiples activités concertées des non-catholiques en vue de confédérer, comme nous l’avons dit, les églises chrétiennes.

Les auteurs de ce projet ont pris l’habitude d’alléguer, presque à l’infini, les paroles du Christ :  » Qu’ils soient un… Il n’y aura qu’un bercail et qu’un pasteur  » (Joan. XVII, 21; X, 15), mais en voulant que, par ces mots, soient signifiés un voeu et une prière du Christ Jésus qui, jusqu’à ce jour, auraient été privés de résultat. Ils soutiennent, en effet, que l’unité de foi et de gouvernement, caractéristique de la véritable et unique Eglise du Christ, n’a presque jamais existé jusqu’à présent et n’existe pas aujourd’hui; que cette unité peut, certes, être souhaitée et qu’elle sera peut-être un jour établie par une entente commune des volontés, mais qu’il faut entre-temps la tenir pour une sorte de rêve. Ils ajoutent que l’Eglise, en elle-même, de sa nature, est divisée en parties, c’est-à-dire constituée de très nombreuses églises ou communautés particulières, encore séparées, qui, malgré quelques principes communs de doctrine, diffèrent pour tout le reste; que chaque église jouit de droits parfaitement identiques; que l’Eglise ne fut une et unique que tout au plus depuis l’âge apostolique jusqu’aux premiers conciles oecuméniques.

Il faut donc, disent-ils, négliger et écarter les controverses même les plus anciennes et les divergences de doctrine qui déchirent encore aujourd’hui le nom chrétien, et, au moyen des autres vérités doctrinales, constituer et proposer une certaine règle de foi commune: dans la profession de cette foi, tous sentiront qu’ils sont frères plus qu’ils ne le sauront; seulement, une fois réunies en une fédération universelle, les multiples églises ou communautés pourront s’opposer avec force et succès aux progrès de l’impiété.

(…)

Dans ces conditions, il va de soi que le Siège Apostolique ne peut, d’aucune manière, participer à leurs congrès et que, d’aucune manière, les catholiques ne peuvent apporter leurs suffrages à de telles entreprises ou y collaborer; s’ils le faisaient, ils accorderaient une autorité à une fausse religion chrétienne, entièrement étrangère à l’unique Eglise du Christ.»

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