Catéchisme du Concile de Trente 2 – Motifs d’observer les commandements

Troisième partie du Catéchisme — DU DECALOGUE

 

Chapitre 28 — Des Commandements de Dieu en général

 

Motifs d’observer les commandements

Mais dans ces sortes d’explications, le Pasteur doit rechercher, tant pour lui-même que pour les autres, les motifs les plus propres à obtenir l’obéissance à cette Loi.

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Le Mont Sinaï où Moïse reçut les Commandements de Dieu

  • II. — Dieu, auteur du Décalogue

Or, parmi ces motifs, le plus puissant pour déterminer le cœur humain à observer les prescriptions dont nous parlons, c’est la pensée que Dieu Lui-même en est l’Auteur. Bien qu’il soit dit « que la Loi a été donnée par le ministère des Anges [1]», nul ne peut douter qu’elle n’ait Dieu Lui-même pour auteur. Nous en avons une preuve plus que suffisante, non seulement dans les paroles du législateur que nous allons expliquer, mais encore dans une multitude de passages des saintes Ecritures, qui sont assez connus des Pasteurs.

Il n’est personne en effet qui ne sente au fond du cœur une Loi que Dieu Lui-même y a gravée, et qui lui fait discerner le bien du mal, le juste de l’injuste, l’honnête de ce qui ne l’est pas. Or la nature et la portée de cette Loi ne diffèrent en rien de la Loi écrite, par conséquent il est nécessaire que Dieu, Auteur de la seconde, soit en même temps l’Auteur de la première.

Il faut donc enseigner que cette Loi intérieure, au moment où Dieu donna à Moise la Loi écrite, était obscurcie et presque éteinte dans tous les esprits par la corruption des mœurs et par une dépravation invétérée; on conçoit dès lors que Dieu ait voulu renouveler et faire revivre une Loi déjà existante plutôt que de porter une Loi nouvelle. Les Fidèles ne doivent donc pas s’imaginer qu’ils ne sont pas tenus d’accomplir le Décalogue, parce qu’ils ont entendu dire que la Loi de Moïse était abrogée. Car il est bien certain qu’on doit se soumettre à ces divins préceptes, non pas parce que Moïse les a promulgués, mais parce qu’ils sont gravés dans tous les cœurs, et qu’ils ont été expliqués et confirmés par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même.

Toutefois, (et cette pensée aura une grande force de persuasion), il sera très utile d’engager les Fidèles à se rappeler que Dieu Lui-même est l’Auteur de la Loi; Dieu dont nous ne pouvons révoquer en doute la Sagesse et l’équité, Dieu enfin dont la Force et la Puissance sont telles qu’il nous est impossible d’y échapper. Aussi, quand Il ordonne par ses Prophètes l’observation de sa Loi, nous l’entendons dire : « Je suis le Seigneur Dieu. » Et au commencement du Décalogue: « Je suis le Seigneur votre Dieu[2] » et ailleurs: « Si Je suis le Seigneur, où est la crainte que vous avez de moi[3] » ?

Mais cette pensée n’excitera pas seulement les Fidèles à garder les Commandements de Dieu, elle les portera encore à Le remercier d’avoir fait connaître ses volontés qui nous donnent les moyens d’opérer notre salut. L’Ecriture, dans beaucoup d’endroits, rappelle aux hommes ce grand bienfait, et les exhorte à sentir tout ensemble leur propre dignité et la bonté de Dieu comme dans ce passage du Deutéronome: « Telle sera votre Sagesse et votre Intelligence devant tous les peuples, que tous ceux qui auront connaissance de ces commandements diront: voilà un peuple sage et intelligent, voilà une grande nation.[4] » Et dans celui-ci du Psalmiste : « Il n’a pas agi de la sorte avec toutes les nations ; Il ne leur a pas ainsi manifesté ses jugements[5]. »

 

Commentaires

Le fait que nous devions obéir aux Commandements parce que Dieu lui-même en est l’auteur nous amène à la considération de nos fins dernières : nous avons été créés par Dieu, et notre salut dépend de notre soumission au plan d’amour qu’Il a pour nous. Personne n’est physiquement forcé à se soumettre à Dieu, mais de cette soumission dépend notre destinée éternelle.

Cela nous conduit également à considérer que les Commandements de Dieu sont immuables, ils ne peuvent pas être changés, que ce soit par un prêtre, par un évêque, par un cardinal ou par un pape. Ils demeureront pour toujours et pas un seul iota ne passera de la Loi avant le retour de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Tout le monde a entendu parler des dubias (ce qui signifie « doutes ») envoyés par quatre cardinaux au pape François concernant l’enseignement erroné contenu dans son document Amoris Laetitia. En dépit du fait que ces quatre cardinaux semblent incapables de voir la cause de cette apostasie qui a ses racines dans le Concile Vatican II et l’enseignement relativiste des papes conciliaires, il faut continuer de prier pour qu’ils continuent de défendre les Commandements de Jésus pour le bien de nombreuses âmes et pour que ces cardinaux ouvrent les yeux et voient plus clairement tout le problème. Les germes d’Amoris Laetitia se trouvent dans les textes ambigus de Vatican II, spécialement dans cette fausse liberté de conscience enseignée à cette occasion.

Nous avons de nombreuses raisons d’être fiers d’avoir la vraie Foi. Mais il faut nous rappeler que nous serons jugés plus sévèrement que bien d’autres. Faisons tout pour nous soumettre parfaitement à la Loi de Dieu.

 

En pratique

La lecture du psaume 118 peut nous aider beaucoup à comprendre que Dieu est l’auteur des commandements et combien de vénération le psalmiste (le roi David) avait pour la Loi de Dieu.

 

[1] Gal. 3,19

[2] Exod. 20,2

[3] Mal. 1,6

[4] Deut. 4,6

[5] Ps. 147,20

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